Conseil communautaire du 30 mars 2016

Lors du dernier conseil communautaire du 31 mars (cf. vidéo) nous avons voté pour toutes les délibérations à l’exception des suivantes :

CC 2016-23 : Complexe Aqualudique. Lancement de la procédure de délégation de service public

Nous nous sommes abstenus, en rappelant les concessions désastreuses qui ont été faites en matière autoroutière avec une opération très juteuse pour de grandes sociétés prives et considérant qu’une gestion en régie serait plus adaptée. Nous nous sommes par ailleurs abstenus en considérant qu’il n’y avait dans les documents mis en intranet pour le conseil aucun dossier permettant d’arriver à la conclusion que le meilleurs choix possible était celui proposé par la délibération.

CC 2016-35 :  Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Cernay/Saint-Léonard.Dossier de réalisation.Avis de Reims Métropole

Tous les 10 ans les terres agricoles d’environ un département français disparaissent, certes pour de l’habitat, mais bien plus encore pour laisser place à des zones d’activité.

L’actuelle majorité présidentielle a décidé à juste titre de forcer les communes à utiliser plus rationnellement l’espace. Cependant, on créé probablement encore trop de ZAC, chaque commune désirant en avoir une pour elle. La création d’une nouvelle ZAC induit d’ailleurs souvent la mort ou la réduction d’une autre ( exemple : ZAC de Murigny mise à mal par la ZAC de Cormontreuil).

Nous avons voté contre en considérant qu’il y a lieu de mieux utiliser l’existant.

CC 2016-41: Coopération décentralisée.Projet d’amélioration du service de l’eau potable dans les communes du Burkina Faso (PASEP III)

Nous considérons que la France soit intervenir pour aider l’Afrique à sortir de la précarité et pour supprimer ainsi une des raisons incitant aux flux migratoires. Cela fait d’ailleurs parti dans le programme 2012 pour les présidentielles, partie « politique étrangère » de la proposition 6 « (Une grande politique de développement de l’Afrique. L’Afrique est aujourd’hui abandonnée aux puis-sances émergentes, la Chine, l’Inde, le Brésil et même la Russie qui revient. Nous voulons rompre avec la France-Afrique corruptrice et poser les bases d’une politique africaine fondée d’une part sur un respect réel des souverainetés nationales africaines, d’autre part sur un soutien fort par l’Etat français des investissements privés français en Afrique en échange d’une inversion des flux migratoires ».

Le type d’aide ici proposé a l’inconvénient de ne se faire ni dans ce cadre, ni dans celui d’une maîtrise d’oeuvre française afin de mieux s’assurer du bon emploi des crédits prévus, ni sous cette condition relative aux flux migratoires.

Nous considérons d’autre part que ce type d’intervention n’est pas de la compétence d’un ECPI.

Pour ces raisons nous avons voté contre cette délibération tout en saluant le projet.